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BATTERIES TUDOR


L'usine de fabrication des accumulateurs, dits "Tudor" du nom de leur inventeur, fonctionna sur le territoire de Faches-Thumesnil de 1892 à 1914. L'arrêt de cet établissement durant l'occupation de la Première Guerre mondiale amène les dirigeants à bâtir une nouvelle manufacture en face, mais sur le territoire de Lille.

En bordure de la Route d'Arras à Lille, sur le territoire de Thumesnil, les frères Windsor créent un établissement métallurgique. En mars 1866, ils obtiennent l'autorisation préfectorale d'établir une "fonderie en fer". Cette année-là, deux machines à vapeur de cent vingt chevaux et deux de vingt chevaux sont installés pour faire fonctionner des machines-outils. En 1873, cent quatre-vingts hommes et trois femmes ou enfants en dessous de seize ans y travaillent. Les bureaux sont situés à Lille, 15 rue de Thionville.

Pendant ce temps naît, à Ferchweiler au Luxembourg le 30 septembre 1859, Henri-Owen Tudor d'un père anglais arrivé en 1831 à Rosport. Il y mourut d'ailleurs en 1928. Ayant obtenu un diplôme d'ingénieur en 1883 à la faculté de l'Université libre de Bruxelles, il vint ensuite à Paris pour se perfectionnner dans l'électricité et fut auditeur des cours de Planté et Faure sur le problème des accumulateurs permettant d'emmagasiner l'énergie électrique produite par une dynamo en courant électrique continu et faire ainsi face aux à-coups de consommation comme pour les gazomètres des usines à gaz de l'époque. L'invention mise au point par le physicien Gaston Planté resta un appareil de laboratoire; mais Henri Tudor, dans son pays natal et après plusieurs essais, réussit à fabriquer un accumulateur amélioré et remanié, invention qu'il fit breveter au Luxembourg puis en France bientôt connue dans le monde entier. L'usine implantée à Rosport ne suffit rapidement plus à la demande et de nouvelles usines sont crées :

  • Florival en belgique
  • Lille (Faches-Thumesnil) en France
  • Dunkenfiel en Angleterre

Partout "accumulateur" et "Tudor" ne font pour ainsi dire qu'un et passent dans le domaine courant.

C'est en 1892 qu'Henri Tudor créa 39-41 route d'Arras à Faches-Thumesnil, la "Société Belge d'accumulateurs TUDOR" à la place des établissements des frères Windsor (emplacement actuel des ateliers de la C.U.D.L., de la station d'essence et du "Jardin Tudor" situé derrière). La numérotation changée est par la suite devenue 51-53. Notons que le nom de la commune est peu connu et l'en-tête du papier à lettres porte la mention "Lille".

Deux grandes cheminées se dressent au dessus des divers batiments et l'année 1901 voit la création d'un atelier de façonnage du Celluloïd. Mais des difficultés financières obligent Henri Tudor à fusionner avec Pulvis, une société filiale de la Compagnie Générale d'Electricité et l'usine prend le nom de "Compagnie Générale d'Accumulateurs fixes et de traction".

En 1910, la "Société de l'accumulateur Tudor" a son siège à Paris et possède des entrepôts à Lille (Faches-Thumesnil), Lyon, Toulouse, Marseille et naturellement Paris. Elle produit principalement des accumulateurs pour l'allumage des moteurs et l'éclairage des voitures automobiles et le petit éclairage pour le particulier. Mais elle fournit aussi des batteries tampons pour l'industrie et pour la propulsion de véhicules terrestres ou de sous-marins en plongée.

La guerre 1914-1918 allait ruiner l'usine. Pendant les quatre ans d'occupation, il y eu un pillage systématique du matériel puis des installations elles-mêmes. L'occupant mit "hors service avant son départ" toute l'entreprise.

En 1921-1922, l'usine sera reconstruite en face sur le territoire lillois. Les terrains débarrassés de toutes les constructions trouveront un usage social au profit du personnel de l'entreprise : jardins ouvriers, terrain de football. C'est en effet en 1924 que quelques copains décidèrent de disputer des rencontres amicales en bénéficiant des installations Tudor implantées sur notre territoire. C'est ainsi qu'est né "l'Electric-Club Lillois".

En 1931, le club participe pour la première fois au Championnat de la Ligue. Pour la saison 1936-1937, il monte en Deuxième Division. Il a son siège au café bien nommé "Aux sportifs". Plus tard l'activité "football" de la commune s'est exercée au sein du "Racing Club de Faches". Le terrain d'origine de l'Electric Club Lillois fut délaissé et devint "le champ Tudor" où s'exercèrent aux jeux divers bien des enfants thumesnilois isolés ou même structurés en camps de vacances. Sur ce terrain fut construite la salle de sports Jean Zay et les camps de vacances municipaux. En 1977-1978, les emplacements de la villa du directeur de l'usine Tudor furent utilisés pour le service de signalisation urbaine de la CUDL et pour le pavillon Samuel Becket géré par l'Association Médico-Psycho-Sociale (A.M.P.S.) qui y créa un hôpital de jour. La partie boisée et une partie du "Champ Tudor" devint le jardin public "Tudor" inauguré officiellement le 19 juin 1982.

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