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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

Ephéméride

Quelques événements du 20 JUILLET

20 juillet 1031
Mort du roi Robert. Il était monté sur le trône après la mort de Hugues Capet, son père ; il avait épousé Berthe, sa cousine au quatrième degré. Comme ces mariages étaiet alors prohibés dans l'Eglise, le pape Grégoire V déclara nul ce mariage, excommunia le monarque, et mit son royaume en interdit. On n'avait encore rien vu de semblable en France ; l'excommunication fit un tel effet, que Robert se vit abandonné de tout le monde. Deux seuls domestiques, suivant Pierre d'Amiens, lui restèrent ; mais ils avaient soin de purifier par le feu tout ce qu'il avait touché. Robert, effrayé de cette désertion, prit enfin le parti de renvoyer Berthe.
Robert était un prince savant, pour son temps, humain et débonnaire. Il avait commencé l'église Notre-Dame sur les ruines d'un temple consacré à Jupiter par les bateliers de Paris, sous l'empire de Tibère. Il avait fait plusieurs pèlerinages, dont un à Rome ; il nourrissait par jour jusqu'à mille pauvres. Le jeudi saint, il leur lavait les pieds et le sevait à genoux, couvert d'un cilice. Il allait souvent prendre une chappe et chanter au lutrin dans l'église de Saint-Barthélemy, près de laquelle il demeurait.
Un jour qu'il faisait sa prière à l'église, il s'aprçut qu'un filou avait déjà coupé la moitié de la frange de son manteau, et qu'il continuait pour l'avoir toute entière : « Mon ami, lui dit-il d'un air de bonté, contente-toi de ce que tu as pris ; le reste sera bon à quelqu'un d'autre. »
En faisant ainsi l'éloge de la piété de Robert, on ne prétend pas le défendre de tout reproche de superstition. Helgaud nous apprend qu'il avait fait faire un reliquaire de cristal, orné d'or, mais où il n'y avait point de reliques, sur lequel il faisait jurer les nobles, dans la vue d'écarter le faux serment, comme si pour commettre le crime, l'intention ne suffisait pas. « Mais alors, dit le président Hénaut, on ne raisonnait pas mieux que cela. »
C'est le premier de nos rois qui ait eu le don de guérir les écrouelles. On représenta à Henri III, en 1576, qu'il était à craindre que ce don du cuel ne devint nuisible, en ce qu'il attirait beaucoup d'Espagnols, d'Italiens et de Flamands, ce qui pourrait augmenter la contagion du mal, et le rendre trop commun.

20 juillet 1799
A l'âge de trente-deux ans, la marquise Eléonore de Fonseca, arrêtée par l'ordre du cardinal Ruffo, et condamnée pour crime politique à être pendue, subit son supplice. Pendant l'occupation française, elle avait rédigé le Moniteur napolitain, où elle attaquait violemment le roi et la reine de Naples. Elle était belle et spirituelle : ses connaissances variées dans l'histoire naturelle furent inutiles au savant Spallanzani.

20 juillet 1817
Mort de Suard, littérateur français, traducteur des voyages de Cook, de ceux du commodore Byron, des histoires d'Ecosse, d'Amérique, et de Charles-Quint par Robertson. En 1772, il fut appelé à l'Académie ; Louis XV refusa d'approuver sa nomination, parce qu'il était encyclopédiste. Il ne fut admis qu'après une seconde élection approuvée de Louis XVI. Suard a dirigé la rédaction d'un journal anglais, de la Gazette littéraire, du Journal étranger et du Publiciste.