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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

Ephéméride

Quelques événements du 16 JUILLET

16 juillet 622
Début de l'Hégire, le moint zéro de la chronologie musulmane. Elle correspond au départ de Mahomet de La Mecque pour Médine, d'où Hégire - Hidjra - qui veut en effet dire émigration. Pour trouver la concordance entre une année chrétienne et une année musulmane, le calcul est le suivant : diviser le chiffre de l'année musulmane par 33, soustraire le quotient du dividende et enfin ajouter 622.

16 juillet 1212
Victoire mémorable remportée sur les Maures, par Alphonse IX, roi de Castille, Pierre, roi d'Aragon, et Sanche, roi de Navarre, sur les confins de l'Andalousie et de la province de Tolède. On prétend qu'il resta plus de deux cent mille infidèles sur la place.

16 juillet 1349
Dans une assemblée tenue à Lyon en présence du duc de Normandie, fils aîné de Philippe de Valois, roi de France, Humbert, dauphin du Viennois, fit une abdication solennelle de tous ses états, en faveur du fils aîné du duc de Normandie, qu'il investit sur-le-champ, en lui donnant l'ancienne épée du Dauphiné, et la bannière de Saint-George, avec un sceptre et un anneau.
Le même jour, le nouveau dauphin, par un acte particulier, fit entre les mains de l'évêque de Grenoble le serment de conserver les libertés, coutumes et privilèges du Dauphiné. malgré la réunion de cette province à la couronne, elle avait toujours conservé un sceau particulier, dont le chancelier avait la garde, à la différence des autres provinces qui perdirent leur chancellerie à chaque réunion.
Le lendemain de son abdication, Humbert entra dans l'ordre de Saint-Dominique, où il mourut en 1355.

16 juillet 1465
Bataille de Montlhéry. Il se fit en 1464 une ligue entre Charles, duc de Berry, frère unique de Louis XI, le comte de Charolais, le duc de Bretagne, le duc de Bourbon, le comte de Dunois, et plusieurs seigneurs mécontents de ce que le roi les avait dépouillés de leurs charges au commencement de son règne. La guerre qui suivit cette ligue eut pour prétexte le soulagement des peuples, e prit de là le nom du bien public. Le comte de Charolais s'approcha de Paris, et le roi marcha contre lui, dans le dessein d'empêcher sa réunion avec le duc de Bretagne. Les deux armées se rencontrèrent près de Montlhéry le 16 juillet. Les troupes royales étaient composées de soldats aguerris, et d'une gendarmerie bien montée et bien disciplinée. Ainsi il avait à cet égard la supériorité sur le compte de Charolais, quoique l'armée de ce prince fût d'un tiers plus nombreuse que la sienne. Il était une heure de l'après-midi lorsque les Bourguignons s'ébranlèrent. Le comte de Saint-Paul, et le seigneur de Ravestan, à la tête de l'aile gauche, fondiret sur les royalistes ; Brézé, qui commandait en cet endroit, fut tué dans le premier choc : ce malheur n'abattit pas le courage des Français, qui tinrent ferme. Le roi accourut à cette division, et les Bourguignons repoussés prirent la fuite jusqu'aux chariots qui couvraient leur camp. De son côté, le comte de Charolais avait enfoncé le centre, mais il pensa être prisonnier, en revenant de poursuivre les fuyards : il fut même blessé à la gorge. Louis eut aussi son cheval tué sous lui. Il rallia ses troupes jusqu'à trois fois, et vraisemblablement eût remporté la victoire, sans la retraite du comte du Maine et de l'amiral de Montauban, qui, durant le combat, avaient pris la fuite entraînant avec eux un tiers de l'armée. La nuit seule fit cesser le combat. Le roi se retira dans Montlhéry, et le comte de Charolais dans son camp.
De part et d'autre on se crut vaincu, et le lendemain chacun s'attribua l'honneur du triomphe. La perte des deux côtés n'excéda pas le nombre de trois mille six cents hommes ; ce qui cessera d'étonner, si l'on fait réflexion qu'un tiers de l'armée du roi l'avait abandonné sans combattre, et qu'une partie des Bourguignons avait également pris la fuite. Les Parisiens firent une sortie sur ces derniers, qui furent presque tous massacrés ou faits prisonniers. Le butin qu'on leur enleva fut estimé 200 000 écus d'or.

16 juillet 1536
Découverte du tabac. Jacques Cartier, en rentrant de son deuxième voyage, écrit la première description du tabac : « Les Indiens, déclare-t-il, possèdent une certaine herbe dont ils font provision chaque été, après l'avoir séchée au soleil. Les hommes seuls en font usage : ils en portent une certaine quantité dans un petit sac pendu à leur cou et dans lequel ils ont aussi un morceau de pierre ou de bois creux assez semblable à un sifflet. Pour se servir de cette herbe, ils la broient en poudre, la mettent à une extrémité du tuyau, puis, plaçant sur elle un petit charbon allumé, ils aspirent la fumée et en remplissent leur corps jusqu'à ce qu'elle s'échappe de leur bouche et de leurs narines, comme elle le ferait par une cheminée de maison. Ils allèguent que cette pratique est excellente pour la santé : nous essayâmes de faire comme eux, mais la fumée, en arrivant dans notre bouche, nous brûlait comme du poivre ! »

16 juillet 1647
Mort de Thomas Aniello, dit Mazaniello. Il n'avait que vingt-quatre ans lorsque, le 7 juillet 1647, soulevant le peuple de Naples, il enleva l'autorité au vice-roi espagnol qui opprimait la ville. Il gouverna pendant neuf jours. Le délire le saisit, et son orgueil lui aliéna les coeurs des insurgés. Des assassins, à la solde du vice-roi, le tuèrent, et jetèrent son corps dans les fossés de Naples. Le peuple vit d'abord sans émotion traîner dans les rues son cadavre, mais le lendemain ses membres épars furent recueillis, et promenés en triomphe, couverts d'un manteau royal.

16 juillet 1787
Le parlement de Paris arrête qu'il demandera au roi les États Généraux. Le parlement ayant fait des remontrances au roi, sur la déclaration du timbre, dont il refusait l'enregistrement, le roi avait fait à ses remontrances une réponse, qui finissait ainsi : « Ma volonté est qu'il procède sans délai à l'enregistrement de ma déclaration du timbre. »
Le parlement ayant délibéré sur cette réponse, prit l'arrêté que voici : Arrête « qu'il sera fait de très humbles et très respectueuses remontrances, à l'effet de supplier ledit seigneur roi de retirer sa déclaration du timbre ; qu'à cet effet, des commissaires s'assembleront pour les rédiger, lesquels prendront pour base des différentes réflexions proposées dans le cours des opinions, et notamment celle de manifester le voeu de voir la nation assemblée par le roi, préalablement à tout impôt nouveau. »

16 juillet 1870
La France déclare la guerre à la Prusse.