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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

Ephéméride

Quelques événements du 25 SEPTEMBRE

25 septembre 1513
Découverte de l'océan Pacifique par Vasco Nunez de Balboa. Né à Xérès, cet officier et navigateur espagnol devait mourir en 1517, la tête tranchée par ordre du gouverneur Pedrariès d'Avila qui était jaloux de sa gloire.

25 septembre 1608
La Journée du Guichet. La soeur d'Antoine Arnauld (le Grand Arnault) et d'Arnaud d'Andilly, est, en cette année 1608, abbesse de Port-Royal-des-Champs depuis trois années, et n'est âgée que de dix-sept ans. Elle se nomme Angélique Arnauld et est déjà célèbre pour l'austérité de ses moeurs. Cette journée du 25 septembre sera connue dans les annales de Port-Royal sous le nom de « Journée du Guichet », moment de la décision prise par Angélique Arnauld pour réformer la vie du couvent, jusqu'alors trop mondaine. Ce sera grâce à l'abbesse que, quelque vingt années plus tard, Port-Royal deviendra le foyer du jansénisme.

25 septembre 1630
Mort d'Ambroise Spinola, fameux capitaine, issu d'une des plus anciennes familles de Gênes. Il se mit au service du roi d'Espagne Philippe III avec son frère ; il fut investi du commandement général des troupes espagnoles dans les Pays-Bas, et lutta avec succès contre Maurice de Nassau. Il fut ensuite envoyé dans le Montferrat pour combattre la France, et y mourut.

25 septembre 1683
Naissance de Rameau. Selon Collé, il était « le mortel le plus impoli, le plus grossier et le plus insolent de son temps ». Et sa grosse voix n'arrangeait pas les choses. Organiste de la cathédrale de Clermont vers l'âge de quarante ans, il voulut tenter sa chance à Paris, mais un contrat le liait aux chanoines de la cathédrale. « Vos talents, disaient ceux-ci, vous empêchent d'être remplacé ». Rameau trouva alors un stratagème : à partir de de jour, il ne tira plus de l'orgue que des sons dissonants et désagréables. Il abandonnait même parfois un morceau au milieu d'un office et sortait de l'église. Son engagement fut rapidement résilié comme il le souhaitait, et cela d'un commun accord avec les chanoines. Mais, le jour de son départ, il retrouva bien sûr tout son talent, laissant ainsi derrière lui d'immenses regrets à son auditoire.
Il ne composa son premier opéra qu'à l'âge de cinquante ans, mais ensuite suivirent vingt-deux autres opéras en vingt-sept ans, dont les fameuses Indes galantes. Jean-Philippe Rameau était un personnage assez singulier. Ses contemporains l'ont, en général, décrit comme taciturne, seul, « ne voyant et ne cherchant personne » disait Chabanon. Toute son âme et son esprit étaient au clavecin. « C'est un philosophe, dans son espèce, écrivait Diderot ; il ne pense qu'à lui, le reste de l'univers lui est comme un clou à un soufflet ; sa fille et sa femme n'ont qu'à mourir quand elles voudront... »
Il attachait très peu d'importance aux livrets de ses opéras : pour lui, seule la musique comptait, et il se vantait, en plaisantant, de pouvoir transformer en partition un numéro de la Gazette de Hollande. Dans un de ses opéras, un danseur refusa un jour d'exécuter un passage qu'il jugeait trop difficile. Furieux, Rameau ôta son habit, monta sur la scène et le dansa lui-même. Assistant un jour à la répétition de l'un de ses morceaux, il submergeait le pauvre chef d'orchestre de recommandations et de citiques. Celui-ci, exaspéré, finit par jeter sa baguette sur Rameau qui la repoussa du pief en le regardant très froidement : « Apprenez, Monsieur, que je suis l'architecte et que vous n'êtes que le maçon ! » Même dans les derniers jours avant sa mort, on rapporte qu'il était encore suffisamment lucide pour grommeler au curé qui venait le préparer au grand voyage : « Que diable venez-vous me chanter ? Vous avez la voix fausse ! »

25 septembre 1769
Mort de Genovesi, métaphysicien et économiste italien, sous le pape Benoît XIV. Il professa à l'université de Naples.

25 septembre 1804
Mort de Cugnot, qui fut l'inventeur d'une sorte de machine à vapeur que l'on considère souvent comme la première automobile, mais qui tenait plutôt de la locomotive et du rouleau compresseur. On appelait cet engin un « fardier ». Il avait trois roues et une chaudière de cuivre rouge fixée en porte à faux à l'avant de la machine. La vapeur se rendait dans deux cylindres verticaux dont le piston poussait des bielles calées sur l'axe de l'unique roue avant. Malheureusement, ce fardier avait un terrible défaut : il ne possédait pas de réservoir à eau... et tous les quarts d'heure le conducteur devait s'arrêter pour mettre de l'eau dans la chaudière et attendre que cette eau veuille bien entrer en ébullition. Le jour où Cugnot l'essaya devant le général Gribeauval, il lui fallut une heure pour franchir cinq quatrs de lieue, c'est-à-dire cinq kilomètres. Le second essai de Cugnot ne fut guère plus concluant : à la suite d'une fausse manoeuvre, il défonça le mur du parc du prince de Conti...