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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

LES REFUGIES ET RAPATRIES DE FACHES-THUMESNIL.

Une autre mesure vexatoire consistait à faire l’appel journalier des hommes de 17 à 50 ans. Chaque dimanche, dans la cour de la Mairie rue d’Haubourdin. Le premier appel eut lieu le dimanche 9 avril 1916. Les absents sans excuses valables étaient punis. L’église Sainte Marguerite fut elle aussi réquisitionnée. Les chaises retirées, l’édifice servit d’écurie .

L’église perdit sa cloche de 900 kg les 27 et 28 avril 1917 , celle du Sacré-Cœur de Jésus perdit aussi la sienne.

Et puis, pour effectuer les travaux de culture ou en usines, l’armée allemande va vite déplacer, de manière forcée et parfois sur de grandes distances, des civils. Ce seront les bataillons de travailleurs civils, les Zivil Arbeiter Bataillonen .

A cause de leur présence chez l’habitant, des réquisitions opérées, les denrées alimentaires se raréfient très vite. La farine va manquer en premier. Il faudra constituer une commission de ravitaillement en mairie qui finira par régler les conditions de fabrication et les prix auprès des boulangeries. A partir du 9 janvier 1915, la consommation de viande fut réglementée.

Les prix flambent, les temps sont de plus en plus durs, les hivers rudes. Cette somme de problèmes va certainement jouer dans le choix de certains lorsque les Allemands mettront en place les évacuations volontaires vers la France non envahie.


L’estaminet Sainte-Marguerite appartenait à Monsieur Breuvart de Templemars. Il se trouvait au début de la rue Kléber, au n°8, avant la ferme Plancq. Cette imposante bâtisse demeura inoccupée de 1914 à 1918, on ne sait pour quelles raisons exactement, et fut pillée de tout le bois qu’elle contenait, boiseries, planchers …. pour se chauffer. On la détruisit la paix revenue. Sur la seconde carte postale on distingue très bien le trou qu’elle a laissé et ses deux pignons restés debout.