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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

Geslot Voreux

Pour les salariés commence alors un marathon ponctué de coups de théâtre, de rumeurs, de manifestations, de réunions et de rencontres avec les élus et les administrations, avec les dirigeants du groupe Général Biscuit France, d’un comité central d’entreprise dans une salle de l’aéroport d’Orly. Mais le couperet tombe bientôt : l’usine ne sera pas reconstruite. Une mission de reconversion est mise en place dont les effets escomptés ne seront pas à la hauteur des espérances. D’une part la main d’œuvre est dans sa majorité peu qualifiée, surtout féminine et la trentaine de postes proposés moins bien payés. Au total quarante à quarante cinq personnes choisiront d’aller travailler à Calais et à Pessac près de Bordeaux [note] , une bonne vingtaine de personnes bénéficieront d’un contrat de préretraite et l’on enregistrera quelques projets personnels. Mais un an après le sinistre, quelques cent cinquante personnes n’auront toujours pas trouvé de solutions.

En 1985, le site est vendu au groupe Frais Marché Gro à des conditions avantageuses contre la promesse de voir les quarante cinq emplois créés, à l’occasion d’un supermarché, prévue pour 1986, offerts en priorité aux chômeurs de chez Geslot. Mais chez Frais Marché Gro, on n’entend pas acheter, en même temps que le terrain, les détritus qui ont empli les catiches au fil des ans. Il faut rappeler que l’usine déversait dans les catiches minant le sous-sol tous ses résidus alimentaires et autres, notamment des huiles et des graisses qui ont entretenu l’incendie pendant plusieurs jours. Cette véritable décharge souterraine serait si importante qu’elle a complètement pourri la nappe phréatique. On conçoit que Frais Marché Gro hésite quelque peu avant de se lancer dans l’opération puisqu’il faudrait que le propriétaire pompe et nettoie le sous-sol [note] .


Vue du site Geslot en 2008