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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

Geslot Voreux

En 1969, environ 250 ouvriers.

En mars 1971 l’usine est toujours appelée Geslot-Voreux. Mais bientôt elle connaît quelques difficultés qui aboutissent à un dépôt de bilan puis à une location-gérance par le groupe Sodifrance début 1972. L’en-tête de la société est alors "Sodifrance, société anonyme Geslot-Voreux à Ronchin et Vignals à Serezin du Rhône". L’usine diffuse également les productions de Delos à Bessay sur Allier et du groupe britannique Associated Biscuits Ltd comprenant Huntley & Palmers, W&R Jacob and Co, Peek Frean and Co. Peu après elle passe en location gérance, sous le nom de Sedes, avec Banania.

En 1975 la marque Belin apparaît sur les emballages et en 1977 l’usine est reprise par "L’Alsacienne" du groupe Général Biscuit France. En dépit de ces changements multiples, elle continue de porter le nom Geslot pour les gens de la région.

Comptant près d’un demi-millier de salariés à sa période de gloire, l’usine en compte encore 220 en 1984 lorsque l’incendie éclate le 29 juillet 1984.

La Voix du Nord du mardi 31 juillet 1984

La Voix du Nord du mardi 31 juillet 1984 :

PRES DE LILLE, LE FEU RAVAGE L’USINE GESLOT-VOREUX.
LES DEGATS SONT CONSIDERABLES
LE PERSONNEL EN CHOMAGE TECHNIQUE

L’usine de biscuits Geslot-Voreux, installée à la frontière de Ronchin et de Faches-Thumesnil dans la banlieue sud de Lille, n’existe aujourd’hui quasiment plus : un violent incendie a ravagé la plupart de ses installations dimanche matin.

Pour les habitants du quartier, l’odeur de la fumée a remplacé celle des biscuits peu avant une heure du matin, alors que la fête foraine voisine se terminait. Le feu, lui, devait couver depuis plusieurs heures dans les sous-sols du bâtiment principal, là où l’on entrepose d’ordinaire les cartons d’emballage. Prévenu par les passants, le concierge, seul alors présent dans l’entreprise, alertait les pompiers qui, avec une vingtaine de véhicules et une douzaine de lances, tentaient de limiter le foyer.

Il est vrai qu’après avoir détruit les cartons, les flammes s’étaient attaquées aux matières grasses stockées à l’étage suivant et le feu avait repris de plus belle.

Dimanche après midi, il ne restait presque plus rien de la partie principale de l’usine qui abritait le matériel de fabrication et de conditionnement. La construction déjà ancienne (1912) n’a pas résisté : les montants en fer se sont dilatés et ont fait exploser les murs de briques. Curieusement, seule la façade est restée debout. Elle menaçait, cependant lundi soir de tomber, peut-être même sur la voie ferrée toute proche.

Les entrepôts voisins - l’usine est bâtie sur un territoire très resserré-– n’ont pratiquement pas été touchés.

Bien qu’intégrée depuis 1979 dans le groupe de "L’Alsacienne", c'est-à-dire la Générale Biscuit, on avait continué d’appeler l’usine (et le pont tout proche) du nom de Geslot comme s’il s’agissait d’un lieu-dit. C’est dire si sa destruction s’apparente à la mort d’un symbole…