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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

LA GRANDE HISTOIRE DES PLAQUES D’IMMATRICULATION

LE SYSTEME ACTUEL, 1er avril 1950 – 15 avril 2009.


Peugeot 201M (année 1937) immatriculée en 1955, utilisée lors de l’inauguration de la plaque commémorative rappelant la victoire d’Emile Masson dans le Paris Roubaix de 1939
(voir bulletin ACHFT n° 64 de décembre 2005)

Avec la mise en vente libre de l’essence fin 1949 on assista à une forte demande d’automobiles neuves répondant aussi bien à la nécessité de reconstituer un parc en partie décimé par quatre années de guerre qu’à la soif de voyages et tout simplement de liberté après tant d’années de privations. Le parc automobile français qui avait dépassé les deux millions et demi d’unités en 1940 était en effet réduit à un million sept cent mille au recensement de 1946, avant de remonter lentement à cause de la pénurie de matières et le manque de moyens industriels et financiers. Cette explosion qu’allait connaître le marché de la voiture neuve, stimulé d’une part par les lancements de voitures populaires destinés à une large diffusion et d’autre part du fait de l’augmentation des transactions sur les véhicules d’occasion devait faire réfléchir les pouvoirs publics. Il paraissait évident que le système d’immatriculation en vigueur depuis 1928 allait connaître rapidement ses limites, à commencer par le département de la Seine dont la combinaison RZ9 aurait été atteinte autour de 1954 ou 1955.


La Citroën 2cv des établissements F Malagies, 23 rue Ferrer à Thumesnil.
La voiture, immatriculée au début d'année 1953 (9906 AT 59) est stationnée devant le magasin.
Sur la droite, la façade de l'imprimerie Lecomte. (collection Malagies)

Ainsi les pouvoirs publics décidèrent de devancer le stade de la saturation et profitèrent de la nouvelle décennie pour immatriculer les véhicules automobiles avec un système offrant des possibilités mathématiquement très supérieures au précédent. Désormais chaque département sera signalé par un numéro allant de 1 à 90. A gauche de ce numéro de département pourront prendre place jusque quatre chiffres suivis dans un premier temps d’une lettre unique allant de A à Z puis, après épuisement du premier alphabet, lui succède un système toujours alphabétique composé de deux lettres : AA, AB, AC …AY, AZ puis BA, BB, BC…BZ, CA et ainsi de suite jusqu’aux lettres ZZ. Cette dernière solution étant épuisée, la série commença avec trois chiffres et trois lettres .

Il y aura quelques exceptions. Jusqu’en janvier 1951 les départements allant de 01 à 09 verront leur zéro initial supprimé. L’Ain devient le 1. A peine inimaginable aujourd’hui, trois caractères pouvaient suffire pour une immatriculation. Par exemple 1A1, 2A1, 3A1 ont ouvert le système dans l’Ain. Les départements de l’Algérie française sont numérotés de 91 à 94 : Alger 91, Oran 92, Constantine 93 et Sud algérien 94. Les départements d’Outre Mer commencent par 97 avec quatre déclinaisons : Guadeloupe 971, Martinique 972, Guyane 973 et Réunion 974.

Voilà le système sur lequel reposent nos immatriculations actuelles, quelques modifications auront été apportées, notamment en région parisienne avec l’éclatement du département de la Seine en cinq départements codés de 91 à 95 entre mai 1965 et avril 1967. Pour sa part, la Corse échangera son code 20 en 2A et 2B en juin 1976.