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EN CE TEMPS-LA FACHES-THUMESNIL

Des chansonniers CH’TIS à Faches-Thumesnil ?

Les textes ont été composés entre 1878 (Chanson Nouvelle) et 1903 (Les Bielles Filles), selon les dates mentionnées sur certains écrits, soit une période de 25 ans. Si huit de ceux-ci sont dans nos mains, combien d’autres ont vu aussi le jour sans nous en être parvenus. Parmi ces feuilles, il y en a deux qui ne comportent aucune date.

Malgré le petit nombre de textes, nous avons une variété de sujets, tous d’une actualité locale ou nationale :

  1. L’ambition d’un homme dans « eun’ noce à l’étranger» lequel croit pouvoir assister à une fête à laquelle il n’est pas invité. Cette histoire, quant à son esprit est à rapprocher de celle citée dans la « ruelle du Parisien » parue dans le bulletin n°1 de novembre 1987 de notre Association.
  2. Le patriotisme : Nous avons trois textes sur ce sujet, édités dans une période où toute victoire française, vient compenser la défaite de 1870 dans un esprit de revanche qui se manifestera à la déclaration de la guerre en 1914. D’abord « Les Français à Madagascar » (seul texte non rédigé en patois). Il magnifie l’action des armées françaises qui viennent de conquérir cette grande île après l’entente de 1870 entre l’Angleterre et l’Allemagne. Vient ensuite « Les Vengeurs » dont le texte est nettement dirigé contre les allemands : s’ils nous veulent la guerre, nous saurons leurs résister derrière le général Négrier. Celui-ci a commencé sa vie militaire sous Napoléon Ier en 1814. A la Révolution de février 1848, il commande la 16ème Division siégeant à Lille. Il était apprécié aussi bien par les militaires que par l’ensemble de la population. « Chanson Nouvelle » glorifie la France et la République entre la défaite de 1870 et la tenue de l’exposition de 1878.
  3. Les filles : Trois textes sur ce sujet : « Les débineux de Faches »évoque le fait des garçons qui sont surclassés par les filles de Faches, « La Muse »met en relief la fille modèle qui s’amuse malgré tout au carnaval « Les Bielles Filles de mon village » (de Faches) vont tous les jours travailler ailleurs (Lille …) et malgré le soin qu’elles apportent à paraître belles, elles ne sont pas toujours mariées.
  4. La satire d’un fait d’actualité avec « Les Mauvais Sous » est formulée en raison du changement des pièces de monnaie.

Si le nom de l’auteur du texte n’est pas toujours mentionné, nous avons Gruez, Alphonse Génevrier, Anatole Bernard. Mais qui se cachent sous les initiales « D », « G. J . » ou « B. E. ».

Concluons sur cette réflexion : des activités patoisantes se sont retrouvées par la suite sous une forme différente au sein d’une société comme le « CAVEAU LILLOIS » (voir notre bulletin n°51 de septembre 2002 évoquant un membre thumesnilois de cette société patoisante créée en 1906. Elle a édité une feuille patoisante « LA VACLETTE » et compta un bon nombre de chansonniers, conteurs, auteurs de pièces ayant toujours des auditeurs fidèles lors de ses spectacles.

G.-J. Lustremant