Page précédente - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - Page suivante

L'abbé Lepoutre, lors de son installation le 22 avril 1945"En septembre 1945, j'avais seize ans et je venais de perdre une amie très chère, Janine Lericq, décédée à quinze jours de son vingtième anniversaire, des suites d'une longue maladie. Révolté et ne pouvant accepter cette mort, je rencontrais le nouveau curé de Faches, l'abbé Robert Lepoutre. Il m'apporta son réconfort et, après une heure d'entretien, je le quittai avec la certitude d'avoir trouvé un père spirituel et décidai de le rencontrer à nouveau."

"Son passage trop court à Faches a laissé non seulement des traces matérielles mais surtout une paroisse dynamique et, grâce à lui, beaucoup de jeunes de Faches ont connu une adolescence riche de souvenirs et son exemple leur a permis de devenir des hommes et des femmes responsables." (Marcel Fremaux)

"Avec mon mari, nous parlons souvent de ces années merveilleuses que nous avons vécues à Faches. Surtout après ces années de guerre qui nous ont marqués profondément. C'était le bonheur de vivre retrouvé, notre jeunesse a commencé à ce moment là où l'abbé a su nous dynamiser et nous mettre en piste pour le futur." (Mauricette Denhaëne Thoilliez)

"A son arrivée, nous nous connaissions tous dans le centre du village mais le dynamisme que nous a insufflé notre curé a amené vers nous les habitants de la périphérie que nous avons accueillis avec plaisir et, étant donné que l'union fait la force, le village a bouillonné d'activités. La joie de vivre rayonnait, chacun s'est investi selon ses compétences et personne ne résistait aux sollicitations quand il était question de rendre service car l'impartialité de l'abbé, qui considérait l'humain pour ce qu'il est, et non en fonction de ses croyances, lui valait la considération générale." (Louise Dupriez)

"Par un dynamisme peu commun, et par sa proverbiale modestie, il avait rallié la sympathie unanime de la population qui vient d'apprendre son prochain départ avec une grande affliction." (La Voix du Nord septembre 1953)

"Aujourd'hui le manoir de Menneville a trouvé une nouvelle vie avec les Compagnons de l'abbé Pierre. Ah ! Si ces deux abbés avaient pu se rencontrer !" (abbé Michel Deswarte)

Le cortège des Madones à Lille le 12 juin 1949. L'abbé Lepoutre au volant de son Dodge.
Le cortège des Madones à Lille le 12 juin 1949.
L'abbé Lepoutre au volant de son Dodge.

Page précédente - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - Page suivante