Le 9 avril 1939, Emile Masson remportait le quarantième Paris Roubaix, malgré un fâcheux silex de Faches ...

Inauguration le samedi 17 septembre 2005 d'un carré pavé avec plaque commémorative matérialisant l'endroit exact de la crevaison d'Emile Masson, rue de Wattignies, à proximité de l'étang de pêche Dubois et exposition de journaux et affiches sur le Paris Roubaix salle Baron.
Organisation : les Amis du Paris-Roubaix et la Municipalité.

Emile Masson est né le 1er septembre 1915 à Hollogne aux Pierres en Belgique. Son père, Emile Masson Senior (16/10/1888 – 25/10/1973) était également un grand coureur cycliste qui remporta quatorze victoires entre 1913 et 1925. C'est ce père d'ailleurs qui lui servira de modèle. En effet, dans son sillage, Emile Masson Fils débutera sa carrière cycliste en 1931, à l'âge de seize ans. Trois succès marqueront l'année 1935 : une étape du Tour de Belgique, une du Tour du Luxembourg et le Grand Prix de la Hesbaye, ce qui lui vaudra un contrat chez Alcyon. Requis par le service militaire l'année suivante Emile Masson ne va bénéficier d'aucune permission ! C'est en 1937 qu'il effectue ses débuts professionnels. Vainqueur de la cinquième étape du Tour de Belgique, il participe à son premier Paris-Roubaix qu'il termine à la 28ème place. Il termine également 16ème de la Flèche Wallonne et 17ème du Paris-Lille. En 1938 Emile termine 7ème du Tour des Flandres, premier de la Flèche Wallonne, 4ème du Paris-Roubaix, premier de la 17ème étape du Tour de France (Besançon Belfort – 89,5 km). D'autres succès encore dans l'année : premier du Bruxelles-Hozémont, 7ème au Tour des Flandres et 9ème au Paris-Bruxelles.

1939, année de gloire ! Après avoir remporté l'étape Nevers Saint Etienne du Paris-Nice et avoir terminé cinquième du classement général il remporte le 40ème Paris-Roubaix, laissant le quatuor des Mercier (Kint, Lapébie, Archambaud, Vanoverbergue) à 1'30". Un des plus beaux faits d'armes du sport cycliste. Il aura parcouru les 262 kilomètres à 35,934 km/h. Cette même année 1939, le coureur se classe premier de la seconde étape du Paris-Nice, 6ème au Championnat de Belgique sur route, 8ème du Paris-Bordeaux et il est vainqueur du Prix de Koersel.

Mais les événements tragiques vont l'empêcher de poursuivre. Mobilisé en avril 1940 au fort d'Eben Emaël, Emile Masson y est capturé le 11 mai 1940. Il sera libéré cinq années plus tard, jour pour jour.

Revenu à la vie civile, Emile Masson va reprendre la compétition et, en 1945, il termine onzième du Grand Prix de la Famenne. En 1946 il succède à son père en devenant vainqueur du Championnat de Belgique et aussi du Paris-Bordeaux. Il termine 11ème de son quatrième Paris-Roubaix, à vingt neuf secondes du vainqueur Georges Claes.

Les années qui suivent vont voir d'autres succès de notre coureur en Belgique mais également sur Paris Bruxelles et Bordeaux-Paris. En 1951, Emile Masson termine dixième du Bordeaux-Paris et vingtième ex aequo du Paris-Bruxelles. Il se retire de la compétition pour se consacrer avec bonheur au journalisme et ce dès le Tour de France de la même année.

Qu'aurait été le palmarès d'Emile Masson sans la guerre ? Sans doute beaucoup plus étoffé mais l'histoire du sport cycliste retiendra qu'il aura été un des plus beaux vainqueur de notre Paris-Roubaix.